Chapitre V Tu parleras de moi

4 août 1989

Depuis quelque temps, j'avais une sensation bizarre. Je sentais que "ça" travaillait en moi. Ce jour-là la Voix de face me dit: "Tu vas commencer par faire un livre".

 

17 septembre 1989

Je possédais une lande sur laquelle Monsieur Henri A... avait installé sa cabane de chasse à la palombe.Souhaitant faire labourer ce terrain pour y planter des chênes, j'avais demandé à Monsieur A... de ne pas utiliser son poste de chasse cette année-là.

Cependant il y monta tout de même ses filets.

Le dimanche 17 septembre, m'apercevant qu'il n'avait tenu aucun compte de ma demande, j'étais un peu contarié.

Je suis allé à la ferme. Au moment de prendre le crucifix qui s'y trouve pour l'embrasser, la Voie de face, venant du crucifix, me dit:

-Utzok, utzok oraino aurtengoan. (Laisse-lui le champ, laisse-le lui encore cette année).

En même temps, je fus pris d'une grâce extraordinaire, indescriptible, une grâce qui vous désarme, la grâce dans laquelle vivent les âmes au Paradis.

C'est ainsi que fut repris un contact qui n'a pas cessé jusqu'à ce jour.

J'avais toujours dans l'idée de faire une chênaie sur cette lande où le thuya proliférait. Ma femme y était opposée jusqu'au jour où je sus la convaincre en lui disant que son père, à sa mort, nous avait tout laissé propre et en bon état et que nous ne pouvions agir autement vis-à-vis de nos enfants.

-Fais ce que tu veux! me dit-elle alors.

Ce fut la délivrance. Sans plus tarder, je fis venir un habitant d'Ahetze qui broya les broussailles, laboura et hersa le sol. Tout était prêt pour les semailles.

Je vais vous expliquer maintenant comment j'ai obtenu mes plants de chêne canadiens.

Par une nuit pluvieuse d'automne 1982 ou 1983, je me rendis à Bayonne pour ramasser des glands tombés des chênes magnifiques qui ornent les allées Paulmy. Il y avait déjà du passage, des gens qui allaient au marché des Halles. Ils faisaient un grand détour pour m'éviter car, à cause de ma vieille gabardine, ils me prenaientsans doute pour un clochard.

Un monsieur eut pitié et s'avança vers moi:

-Qu'avez-vous perdu? me demanda-t-il.

-Je n'ai rien perdu mais je suis enchanté de vous voir, lui dis-je.

-Que cherchez-vous donc avec votre lampe électrique?

-Regardez ce que je ramasse: des glands qui tombent de ces chênes.

-Qu'allez-vous en faire? insista-t-il.

-Les planter pour qu'ils deviennent de beaux arbres comme ceux-là.

-Vous croyez ce que vous dites?

-Mais bien sûr! Je suis de la campagne et je sais qu'il ne devrait pas y avoir de problème pour les faire pousser.

C'était un brave homme plein de bonne volonté qui vopulait m'aider.

J'ai donc mis les glands en pot, ils ont germé et commencé à grandir. Au printemps 1990, je les ai mis en pleine terre de ma lande défrichée au milieu de 200à 300 pins maritimes et chênes de pays. 

En plantant mes chênes, je me disais que j'aimerais bien les voir grandir, ne serait-ce qu'un petit peu. J'ai été récompensé au delà de toutes mes espérances, car ils sont devenus très grands. Certains atteignent aujourd'hui une dizaine de mètres. Ahurissant! On dirait qu'ils sont tirés vers le ciel.

Plus tard, Dieu me dira:

-Ta Chêneraie, tu l'appelleras le Paradis!

 

24 Mai 1990 

J'étais à La Chêneraie ce jour-là et tout en travaillant je repensais à ce qui m'avait été demandé au printemps 1978, à savoir: écrire un livre. Je me disais sans cesse que personne ne me croirait, quand soudain la Voix en moi me dit tout doucement en français:

-Tu dois écrire tout cela. Sinon Dieu te traitera de serviteur inutile quand tu te présenteras devant lui et devant tous les tiens. Il te dira: Attends un peu ici; il y en a d'autres dont je dois m'occuper...

Puis la Voix en mon intérieur continue:

-Dieu te dira aussi: Ah, tu es là, serviteur inutile? Tu m'as demandé si j'existais. Je me suis fait connaître à toi par révélation. Alors qu'as-tu fait? Comment veux-tu que mon règne avance, quand ceux qu ont la certitude de mon existence, ne disent rien?

j'étais dans tous mes états, complètement désemparé. Comment faire? A part Maman qui ne m'avait pas cru, je n'avais jamais parlé à personne, pas même à mon curé. Je savais qu'on ne me croirait pas. C'est très difficile de parler, vous savez!

 

Jeudi 11 octobre 1990

Vers quatre heures du matin, j'ai vu en songe mon frère Joseph qui est décédé à la fin du mois d'octobre 1983. Il me dit en basque:

-Comment vas-tu Michel?

Très surpris, je lui réponds:

-Très bien, et toi, Joseph?

-Tu sais que je vois Jeannette? (c'est sa femme).

-Tu vois Jeannette? continuai-je.

-Oui, je la vois, et parfois tout à côté de moi. Mais tu sais ce qu'il y a de... terrible... c'est de ne pas pouvoir lui parler...

Là-dessus, mon frère a disparu de mes yeux. Il ne me regardait pas, contrairement à ma mère lors du songe de mai 1974. Il était allongé, pâle et très sérieux. Aussitôt je me suis posé la question en moi-même: pourquoi mon frère Joseph m'est-il apparu comme ça?

Alors cette Voix qui me parle en mon intérieur m'a dit en français:

-Il t'a parlé parce qu'il voudrait dire à Jeannette, à ses enfants et à tous les siens, que Dieu existe.

 

28 octobre 1990

Je me trouvais à La Chêneraie. la Voix de face me dit:

-Il faudra écrire et parler de tout cela.

-Quand? demandai-je.

-A la fin du siècle.

Dans la soirée, à nouveau cette Voix me parla:

-Dans le catéchisme, sur la couverture, il faudra écrire en basque:

Sinesten ahal duk kateximan ikasi guziak Jainkoaren gainean;

puis en français: Tu peux croire tout ce que tu apprends sur Dieu dans ton catéchisme. En première page, il faudra écrire les commandements de Dieu.

Le catéchisme, il en faudrait un dans chaque famille et aussi chez les jeunes, pour en lire deux ou trois lignes chaque jour.

 

29 octobre 1990

A sept heures du matin, je questionnai la Voix:

-Comment dois-je m'y prendre?

-D'abord, tu devras écrire, ensuite parler. Il faut que ce soit l'évènement du siècle: l'impact doit prendre les deux siècles.

 

11 novembre 1990

Dans la conversation que j'ai eue avec mon frère Martin et ma belle soeur, je leur ai dit que j'avais des révélations, que je devais écrire un livre et que cela devrait être l'évènement du siècle.

 

29 décembre 1990

A La Chêneraie, tout en travaillant, je pensais à la mort de l'homme: si quelqu'un me questionnait à ce sujet, quelle réponse pourrais-je donner?

C'est alors que la Voix de l'intérieur me dit en français:

-La mort ne vient pas de Dieu: la mort vient de la désobéissance de l'homme à Dieu.

 

Mois de mai 1992

Pour la première fois, à La Chêneraie, la Voix de face me dit:

-Tu vas écrire certaines de tes révélations dans le journal Le Figaro. Ensuite tu écriras un livre. Ce livre, je veux que ce soit l'évènement du siècle, je compte sur vous, l'impact doit prendre les deux siècles.

Pendant plusieurs jours, la Voix m'a parlé du Figaro. J'ai demandé une fois:

-Pourquoi Le Figaro?

-Parce que c'est un journal qui est lu dans plusieurs pays: en France, en Angleterre, en Allemagne, en Hongrie... ,me répondit la Voix.

-Qui dois-je demander pour écrire tout cela?

-Tu demanderas le Directeur des directeurs, pour connaîtree la marche à suivre.

Toutefois, je Lui répétais sans cesse que personne n'allait me croire...

 

Samedi 22 mai 1992

Dans ma Chêneraie, toujours au même endroit, la Voix me disait que je devais écrire et parler. A mon tour, je demandais quand et comment je devais m'y prendre. Mais je n'obtenais pas de réponse.

 

Dimanche 23 mai 1992 (6 heures du matin, chez moi)

Je répétais qu'on n'allait jamais me croire. J'étais embarrassé. Mais la Voix de face me dit à nouveau:

-Tu vas écrire d'abord, parler ensuite.

 

Lundi 24 mai 1992

De nouveau, la Voix me rappelait que je devais écrire tout cela dans le journal Le Figaro. Mais je lui répondais à chaque fois que personne n'allait me croire. C'est alors qu'elle me dit, un peu choquée:

-Ecoute, s'ils te refusent de faire paraître ces révélations, en payant ils accepteront. Tu t'adresseras au Directeur des directeurs pour la marche à suivre.

 

25 mai 1992

Avant de commencer à travailler, j'avais demandé à Dieu de m'envoyer un ange pour m'aider car j'avais pris du retard pour mon travail à La Chêneraie; je réclamais Ernest I...

J'ai dû être exaucé car à la tombée de la nuit tout était fini. 

Sur le point de partir, après avoir remercié la Voix, je posai la question suivante:

-Pourquoi ne me suis-je pas fait prêtre?

Aussitôt la Voix de face m'a répondu, en basque:

-Tu n'aurais pas pu supporter le vin.

C'est vrai, car le vin me rend malade. Je ne bois que de l'eau.

 

6 août 1992

A la maison, à six heures du matin, la Voix de face m'a dit en basque:

-Tu m'écriras tout cela dans le journal Le Figaro. Tous prendront leur dû, mais toi rien, même pas un centime.

-Mais si je dépense beaucoup d'argent me femme ne sera pas contente!

-Tu prendras juste les frais de déplacements, toujours un peu moins que les prix.

Toute l'après-midi à La Chêneraie, cette Voix a continué de me pârler toujours de la même chose.

A six heures du soir, je prenais une petite statue de la Sainte Vierge pour l'embrasser. A ce moment, la Voix en mon intérieur me dit:

"Il faut que tu parles. Si tu ne parles pas, Dieu te traitera en serviteur inutile devant tous les tiens et tes amis. Si il y a un bénéfice, tout le monde prendra son dû, mais toi tu ne prendras rien, pas même un centime, car cela te le serait sévèrement reproché par Dieu. Ta part, tu l'enverras aux enfants pauvres d'Ethiopie, à la communauté chrétienne, comme ici à l'Evêché, mais on donnera sans distinction de religion. tu prendras tout juste les frais de déplacements, et là aussi toujurs un peu moins. Tu donneras toujours un peu de ta poche pour avoir la conscience tranquille".

Jusqu'à ce jour, 6 août 1992, j'avais refusé de parler à quiconque de mes révélations. Mais c'est la Sainte Vierge qui m'y a décidé.

 

Mardi 23 mars 1993

L'après-midi, de temps en temps, à La Chêneraie, la Voix de face me disait en basque:

-Comment vois-tu le Paradis? Beau, lumineux ? Comment le vois-tu ?

-En vérité, je n'en ai aucune idée, répondis-je.

Deux jours après, à nouveau à La Chêneraie:

-Comment vois-tu le Paradis ?

Et je répondais encore:

-Je n'en ai aucune idée.

 

Jeudi 25 mars 1993

Je me trouvais à La Chêneraie. Vers huit heures du soir, la nuit tombait, il y avait un magnifique clair de lune. Je décidais de rentrer à la maison. Mais je ne trouvais plus les clefs de ma camionnette. Je cherchais partout, mais en vain. En désespoir de cause , je promis à Dieu de donner cent francs à la quête du dimanche si je les retrouvais.

Aussitôt, on aurait dit que quelqu'un me tirait par la main et me conduisait tout droit quelques mètres plus loin, là où mes clefs luisaient dans l'herbe sous la lumière de la lune.

-Merci, mon Dieu. Ces cent francs promis, dois-je les donner à la quête ou pour une autre intention ?

La Voix de face me répondit:

-Tu donneras deux messe pour les âmes du Purgatoire.

L'énigme des âmes du Purgatoire était levée pour moi. Je peux affirmer maintenant avec certitude que le Purgatoire existe.

Je n'oublierai jamais ce porte-clef brillant avec une telle intensité dans la nuit.

Je coyais en Dieu, mais je ne pouvais le certifier. Il en était de même pour les âmes du Purgatoire. Vous pouvez croire à 98 %, mais il faut des révélations pour avoir des certitudes. Les 2 % restants, c'est Dieu qui les donne ou qui se les réserve. Ca, c'est la surprise. Dieu veut que beaucoup d'hommes - pratiquement pour tout le monde - ce soit une surprise extraordinaire.

 

Mercredi 28 juillet 1993

Aux obsèques d'Honorine, à la messe de dix heures trente, j'étais porte-croix.

Au moment de l'élévation, j'ai dit à Dieu:

-Vous le savez mieux que moi : elle était l'aînée de sept enfants, elle a beaucoup soufffert dans son enfance ; s'il y a fautes, j'en prends la moitié sur moi, je voudrais tant qu'elle aille au plus vite auprès des siens. 

C'est alors que, d'une voix très étonnée, Honorine me dit:-Michel, c'est très simple ici.

 

Fin avril 1994

J'ai dit à un artisan de penser à peindre Briketenia. Mais il ne m'a pas donné de réponse. Tout en parlant avec lui, j'ai eu comme un flash. A une dizaine de mètres de moi, j'ai vu venir vers moi, un hommme âgé d'une cinquantaine d'années, habillé de bleu. Il s'arrête à un mètre de moi, très sérieux, puis il disparaît comme il était venu... Je n'ai pas compris cette vision.

 

Dimanche 26 juin 1994

A l'évangile de la messe de ce jour, il, est dit que "la mort ne vient pas de Dieu". La Sainte Vierge m'a dit cela plusieurs fois. La mort est en nous.

 

Lundi 23 janvier 1995

Mon fils aîné avait travaillé quelques temps dans un restaurant à cent kilomètres de Londres, car j'ai toujours insisté sur le fait que mes fils devaient apprendre les langues anglaise, allemende et espagnole.

-Il faut prendre de l'avance, sinon nous serons dépassés, leur disais-je.

A mon tour, afin d'améliorer un peu mon anglais, je séjournais quelques jours à Londres où je fus accueilli par des amis. Ils ont été charmants envers moi, me conduisant partout où je souhaitais aller, y compris au restaurant où mon fils avait travaillé.

Le lundi 23 janvier au soir, alors que j'étais couché, je demandais à Dieu:

 -Mon Dieu, comment cela se fait-il que ces gens chez qui je suis, soient si gentils pour moi et qu'ils ne parlent que si peu de Vous et qu'il n'aillent jamais à la messe ?

Vers trois heures et demi du matin, la Voix de face m'a répondu:

-Tout bon geste de l'homme vient de Dieu.

Et la Voix intérieure a rajouté :

-Tout bon geste de l'homme envers le prochain vient de Dieu. Personne ne pourra dire à Dieu qu'Il n'a jamais parlé à chacun de vous.

Et dire que les Francs-Maçons croient que le bien qu'ils font au prochain vient d'eux-mêmes... alors que cela vient de Dieu !

 

Vendredi 6 octobre 1995

Comme tous les premiers vendredis du mois, je suis allé à la messe de six heures et demi et j'ai communié à l'intention des âmes du Purgatoire. J'étais dans un état de grâce exceptionnel, je me sentais léger, léger...

De retour à la maison, après avoir regardé la météo sur France 3, je dis à ma femme :

-Maintenant, je vais dîner.

C'est alors que dans la cuisine la Voix de face me parle en basque :

-Cette Voix qui t'avait parlé à l'église de Provins, c'était DIEU LUI-MEME, EN PERSONNE, quand Il t'avait dit : "Tu peux croire tout ce que tu as appris dans ton catéchisme sur Dieu".

Puis la Voix de face a enchaîné :

-Je compte beaucoup sur toi pour parler de Moi.

Il m'avait déjà dit cela pour la première fois, le 11 avril 1996. J'ai parlé avec Lui pendant une demi-heure. Je pleurais et me disais en moi-même :

"Pourvu que ma femme ne vienne pas, et qu'elle ne me trouve pas dans cet état...".

 

Samedi 18 mai 1996

Monsieur Douglas Jardine venait de décéder. J'assistais à la messe de neuvaine célébrée à son intention, à l'église de Guéthary.

L'évangile citait une parole du Christ : "Je vous parle comme mon Père m'a parlé".

Je souhaitais mémoriser ces mots, quand Dieu me dit d'un ton haut et ferme :

-Toi, tu diras : "Je parle comme Dieu m'a parlé". N'ajoute rien de plus.

-Pourquoi?

-Tu vas te perdre !

 

Dimanche 28 juillet 1996

La messe de sept heures trente était célébrée à l'intention de Monsieur Léon Bonnet, (hôtelier d'Ibaron décédé un mois plus tôt). Pendant les prières qui suivent l'élévation, Dieu m'a dit d'une voix très douce :

-Tu ne porteras pas de jugement sur le pêcheur : c'est moi qui juge.

J'ai failli éclater en sanglots... Quelle douceur dans cette Voix !

 

Vendredi 6 octobre (Pendant le séjour du Pape en France)

En préparant le repas du soir, je demandai à Dieu :

-Dites Dieu, pourquoi est-on si indifférent pour vous ?

Aussitôt Dieu m'a dit :

-Voilà comment on est pour moi.

Alors Dieu m'a montré une vision : une grande croix avec le Christ dessus ; au-dessus de la croix, un couple de personnes est agenouillé et prie ; plus loin, un grand musée gris avec des dessins à l'extérieur ; une foule de gens se dirige vers le musée...

Alors que j'étais en train de dîner, deux Voix m'ont parlé des divorcés pendant au moins quarante minutes; la Voix de face en basque et la Voix intérieure en français. Puis Dieu m'a dit :

-JAINKOA BERA ETA AMA BIRJINA BERA MINTZATU ZAIZKIK. (C'EST DIEU LUI-MEME, ET LA SAINTE VIERGE ELLE-MEME QUI VIENNENT DE TE PARLER). 

C'est Dieu Lui-même qui m'a révélé que cette Voix de l'intérieur qui m'a parlé durant toutes ces années était celle de la Sainte Vierge.

Ce soir-là, Dieu m'a dit auss en basque (pour la première fois) :

-Tu me défendras sur terre comme ton Ancien m'a défendu au Paradis.

-Qui est mon Ancien ? lui demandai-je.

-Saint Michel.

En moi-même, je me posais la question : est-il possible que j'aie parlé avec Dieu pendant tant de temps ?

Aussitôt Dieu m'a dit :

-Tu m'as cru quand je t'avais dit que tu devais  faire une maison pour Madame Pité et sa fille ?... Il faudrait que tu fasses des cassettes de chants en basque : d'abord des chants de la Vierge, ensuite mes chants. Tu feras cadeau d'une partie de ces cassettes aux religieuses et à d'autres personnes; tu vendras les autres et tu enverras l'argent aux enfants pauvres là où tu voudras.

J'ai demandé à Dieu :

-Pourquoi est-ce que je pleure quand vous me parlez ?

-Tu pleures à ma place. Tu diras que tes larmes sont des larmes de vérité, m'a répondu Dieu.

 

Dimanche 8 décembre 1996

Je me trouvais à la messe de sept heures trente le matin à Guéthary. Après la communion, alors que j'étais agenouillé, Dieu m'est apparu dans toute sa splendeur et m'a dit en basque :

-Si quelqu'un dit devant toi que personne ne m'a jamais vu, tu diras que toi, tu m'as vu.

En fait, ceci est la réponse qui me fut donnée, cinquante et un ans plus tard, à la demande que j'avais formulée le 30 novembre 1945.

J'étais tellement surpris de voir à soixante centimètres devant moi ce visage d'une douceur et d'une beauté sans pareille sur terre. La Sainte Vierge m'a alors dit, en mon intérieur, en français : 

-Regarde comment Il est habillé.

Dieu était vêtu d'un costume de clergyman couleur or. Il était d'un chic extraordinaire, exactement comme je L'avais vu le dimanche 16 septembre 1962 pendant la messe.

Deux choses me sont alors venues à l'esprit. Tout d'abord l'apparition de ma mère en songe et ses paroles : Izigarria duk prestua, izigarria duk prestua... (Il est très doux, Il est très doux). Puis ces mots : "L'homme et la femme ont été créés à l'image de Dieu..." J'ai pensé que pour pouvoir écrire cela, quelqu'un avait dû voir Dieu avant moi.

 

Dimanche 15 décembre 1996

A la messe du matin, pendant les prières qui suivent l'élévation,Dieu m'a dit :

-Maintenant, note tout ce que je t'ai dit.

La Vierge a enchaîné :

-Pour que tu t'en rappelles.

Puis les deux voix ensemble :

-Maintenant, tu peux écrire tout ce que je t'ai dit.

La Vierge et Dieu sont ensemble. La Vierge, je ne l'ai jamais vue. Mais sa voix est douce. Celle de Dieu est plus nuancée, en fonction de ce qu'il dit.

Le salut est pour tous les hommes. Dieu a laissé l'homme libre de ses paroles, de ses actes. Mais Il a donné son enseignement que tout le monde néglige.

 

 

 

 

 

 



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